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El Hierro
Présentation
El Hierro est un bout de terre d'à peine 280 km2, à la végétation luxuriante, aux fleurs multicolores, aux mille volcans endormis, aux plages sauvages, aux villages ensoleillés. Un coin de paradis où se cachent les derniers spécimens au monde d'un lézard géant venu tout droit de la préhistoire, le lézard de Salmor. Cette île se situe à 60 km au sud de La Palma. Sa population est de 7700 habitants. Sa capitale est Valverde.
C'est la plus petite et la plus occidentale des sept îles de l'archipel des Canaries. Cette île cible les amateurs de randonnée, de plages désertes, et de plongée. En l’an 2000, l’Unesco l’a déclarée dans sa totalité "Réserve de la Biosphère", ce qui donne une idée de l' extraordinaire état de préservation de son environnement. Ceci en fait un lieu idéal pour profiter de vacances sereines dans la tranquilité et le silence du contact avec la nature.
Histoire
Conquise au début du 15ème siècle pour le compte du royaume d'Espagne par un noble normand, Jean de Béthencourt, l'île d'El Hierro - littéralement « l'île du Fer » , qui n'a de ferrugineux que le nom - est longtemps restée dans l'anonymat. Pourtant, elle aurait eu bien des raisons d’être connue au niveau international : ses côtes déchirées n'étaient-elles pas considérées, jusqu'à la découverte du Nouveau Monde en 1492, comme les dernières avant le néant, la fin du monde ? L'île n'a-t-elle pas, des siècles durant, joui du statut exclusif de méridien zéro jusqu'à ce que l'Anglais Greenwich lui usurpe le titre en 1884 ? De cette parenthèse historique, El Hierro n'a gardé qu'un surnom, l'île du Méridien, et une plaque de métal fixée dans la roche volcanique à la pointe d'Orchilla, ex-bout du Vieux Monde.
Exotisme garanti
Reliée à ses voisines par un unique bateau hebdomadaire jusque dans les années 80, la petite île a longtemps été isolée du reste de l'archipel. Elle semble aujourd'hui se réveiller de ce long sommeil pour, enfin, offrir ses trésors aux yeux du monde. Et en effet, il y en a pour tous les goûts.
Située au centre de l'île, la petite ville de La Frontera est idéale pour installer son camp de base. Sur fond de terre ocre, de palmiers et de murs blanchis à la chaux, les pick-up rouges et jaunes descendent lentement la rue principale aux larges trottoirs. L'Espagne semble bien loin et l'on s'attendrait plutôt à voir débarquer les musiciens du Buena Vista Social Club pour improviser un boeuf sur la grand-place ! Ici, l'exotisme est partout. Même dans les plantes, dont 30 % sont endémiques (le taux le plus élevé d'Europe, qui n'a d'égal que celui des îles Galapagos). Il faut se promener dans les magnifiques forêts de lauracées ou de pins canariens, qui captent l'humidité des nuages et font ainsi office de véritables réserves d'eau. Mais aussi user ses semelles dans les champs de lave, paysages irréels où les artichauts sauvages ponctuent la lave noire, aux formes rondes et plissées, de notes vert-orangé.
Grimper jusqu'au mirador de Jinama par un sentier qui domine l'impressionnant cirque d'El Golfo, une gigantesque dépression en forme d'amphithéâtre donnant sur la mer. Se laisser chatouiller les narines par les bougainvillées, les pupilles par les figuiers de Barbarie. Faire des bulles dans la piscine naturelle de Charco Manso, formée par les coulées de lave. Explorer les fonds sous-marins dans la mer du Grand-Calme. Dans la réserve naturelle de Mencafete, tester sa propre résistance au vent pour pouvoir admirer la force et la patience des sabinas, ces genévriers millénaires aux airs de vieillards échevelés, malmenés, tordus par les alizés, qui continuent de lutter fièrement pour garder les pieds sur terre.
El Hierro a peut-être eu raison de ne pas se faire remarquer. Après tout, une île exotique au nom mystérieux, dont on dit qu'il y règne l'«éternel printemps», un morceau de terre entre ciel et mer où les paysages sont à couper le souffle, où la nature a été miraculeusement préservée, et tout ça à quelques heures seulement, ça devrait peut-être rester confidentiel...
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